Notre premier séjour à Center Parcs Les Trois Forêts, on l’a improvisé. On ne connaissait pas le parc, on a réservé presque au hasard, et on a découvert sur place tout ce qu’on aurait dû anticiper depuis Zürich.
Six séjours plus tard, on ne refait plus ces erreurs. Aucune n’est dramatique, le parc pardonne beaucoup, mais chacune nous a coûté du temps, un peu d’argent ou un peu de confort qu’on aurait pu garder en sachant deux ou trois choses à l’avance.
Voici les nôtres, dans l’ordre où on les rencontre : à la réservation, sur la route, dans le parc, à table, et au moment de faire les valises.
Avant de réserver
L’erreur qu’on a faite au premier séjour, et qu’on voit le plus souvent, c’est de choisir son cottage par sa catégorie. On se dit « je veux un VIP » et on prend le premier libre, sans regarder où il se trouve.
Or le domaine est grand et vallonné. Un cottage à 800 mètres du centre dans les montées, ce n’est pas un cottage à cinq minutes à pied de l’Aqua Mundo et de la ferme.
Sous-estimer les distances est une erreur classique : avant de choisir, regardez ce qu’on marche vraiment et si louer une voiturette vaut le coup.
La bonne question, c’est d’abord où, ensuite quoi. On regarde les emplacements encore libres près du centre ou des activités qui comptent pour nous, et on choisit la catégorie parmi ce qui reste. Un Premium rénové bien placé vaut mieux qu’un VIP perdu au fond du parc.
On détaille ce raisonnement dans notre guide pour choisir son cottage selon votre famille.
On prend aussi systématiquement l’option « choisir son emplacement », sauf quand il ne reste qu’un ou deux cottages d’une catégorie (les thématisés, les grands cottages) : là, le choix est déjà fait. Le reste du temps, c’est l’assurance de ne pas finir par surprise en haut d’une côte avec les valises.
La voiturette de golf, on la réserve avec le cottage. Deux clics, et elle nous attend dès l’arrivée.
On peut la prendre sur place, il y en a toujours, mais c’est un passage à la réception et de la paperasse. Elle ne manque jamais, contrairement aux vélos électriques qui partent vite certains jours.
Dernier réflexe à prendre tôt : le poney se remplit très vite. S’y prendre la veille, c’est hériter d’un créneau en milieu d’après-midi. On le réserve à l’avance. Le reste, pédalo, accrobranche, mini-golf, se prend sans souci sur place.

Sur la route depuis Zürich
Le GPS, par défaut, prend au plus court. Sur les derniers kilomètres avant Hattigny, ça veut dire traverser la forêt par une route qui grimpe en lacets serrés. C’est magnifique, mais éprouvant avec de jeunes enfants ou un chien sujet au mal des transports.
Notre Jack Russell ne le supporte pas.
Ce qu’on fait maintenant : on force la route alternative dans le GPS. Quelques kilomètres de plus, sans les virages. Avec Waze ou Google Maps, vérifiez le tracé sur les trente derniers kilomètres avant de partir.
Côté horaire, on part le vendredi midi. Entre Zürich et Bâle, et surtout au passage de la frontière, les bouchons sont prévisibles.
En partant vers 12h30-13h, on arrive à Bâle avant la vague du soir. Si le GPS annonce quand même des ralentissements, on prend la déviation par l’Allemagne : ça passe aussi bien.
Le check-in vaut une précision, parce qu’on voit souvent l’erreur. Le bracelet n’ouvre le cottage qu’à partir de 16h, pas avant.
Arriver à 14h ne sert à rien pour le logement : on a déjà vu des familles attendre devant leur porte avec les valises. Le parc, lui, est accessible.
On se gare au centre, on va goûter au Dôme, l’un de nous récupère la voiturette, et à 16h tout est prêt. Au retour, on rend le cottage à 10h et on part vers 11h : route dégagée, jamais de bouchon.
Le trajet complet, avec nos arrêts et la route qu’on évite, est détaillé dans notre article sur le trajet depuis Zürich.
Dans le parc : Aqua Mundo et activités
La plus grande erreur sur place, c’est de sous-estimer le relief. Sur le plan, le parc paraît plat. Il ne l’est pas : c’est de la forêt vallonnée, des montées et des descentes partout sauf autour du centre. Ça change tout dans l’organisation d’une journée.
Avec une poussette, la route jusqu’au cottage ne se fait pas six fois par jour de gaieté de cœur. Le vrai piège, c’est l’âge intermédiaire : les enfants qui marchent ou roulent à vélo mais qu’on finit par pousser dans les côtes. D’où l’importance de l’emplacement et d’un moyen de transport : un cottage mal placé sans voiturette, et chaque trajet devient une expédition.
Pour l’Aqua Mundo, il n’y a pas vraiment d’heure à fuir. Le complexe est grand, intérieur et extérieur, il absorbe le monde. Seule exception, les toboggans : à partir de 11h30, ça se remplit.
💡 Conseil pratique : un panneau à l’entrée affiche les heures d’affluence. Un coup d’œil en arrivant vous évite la queue aux toboggans.

L’erreur d’organisation qu’on ne refait plus : enchaîner deux passages à l’Aqua Mundo dans la journée. Sur le papier c’est efficace, en pratique c’est lourd : deux maillots, retour au cottage pour se changer, affaires mouillées à trimballer. On préfère une activité le matin, l’Aqua Mundo l’après-midi.
Le détail des bassins, les cinq toboggans et la barre des 1m20, on a tout mis dans notre guide de l’Aqua Mundo par âge.
Notre journée type : petit-déjeuner au cottage, une activité le matin (poney, balade, vélo), déjeuner au cottage ou à la crêperie, Aqua Mundo l’après-midi, puis apéro au Lodge ou à la ferme, où les enfants ont une aire de jeux pendant que les parents soufflent.
Aqua Mundo plus deux activités plus restaurant dans la même journée, c’est trop : on rentre épuisés, l’inverse de ce qu’on cherchait. Deux horaires à connaître pour caler ça : la crêperie ferme tôt (si on veut y dîner, c’est tôt), et certaines activités s’arrêtent vers 18h.
Si on enchaîne Aqua Mundo puis activité, mieux vaut sortir de la piscine en avance.
À table et au supermarché
Le supermarché du parc a peu-être mauvaise réputation, pour nous se n’est pas méritée du tout.
Oui, c’est un peu plus cher qu’un Leclerc à 25-30 minutes. Mais pour une famille de quatre qui mixe restaurants et repas au cottage, c’est un bon compromis : le basique (pain, Nutella, de quoi tenir les premiers repas), un passage en cours de séjour pour ce qui manque, et ça suffit.
Il y a même une sélection de vins corrects 🙂 Le surcoût n’est réel que si on fait toutes ses courses là.
Faire ses courses dehors se discute selon la config. À quatre, voiture pleine de valises, on ne s’arrête pas sur la route : on arrive, on décharge, et on repart faire les courses à Sarrebourg (on y trouve un supermarché à une trentaine de minutes). Économiser 10-15 % sur l’addition ne vaut pas, à nos yeux, les allers-retours et la voiture encombrée.
Quand on part à plus, en revanche, on prévoit un vrai ravitaillement, sans doute en drive.
⚠️ Le Forest Lodge ne se tente pas sans réservation. Se présenter sans avoir réservé, c’est presque toujours complet, sur les deux services. Notre méthode : y passer dès le jour de l’arrivée pour réserver le soir qu’on veut.
Bonne surprise en revanche, la crêperie : galettes complètes, salades, parfait pour le midi. Beaucoup filent vers le buffet ou la pizzeria sans y penser, du coup elle est rarement pleine. Une vraie alternative.

Dernier conseil, côté route : sur l’A35, l’aire des cigognes (Aire de Haut-Koenigsbourg) abrite un petit Leclerc. De quoi pique-niquer sur place si on n’a pas préparé de sandwichs. Avec de jeunes enfants, c’est notre pause rituelle de toute façon.
Ce que le cottage ne fournit pas
La première fois, deux choses nous ont manqué dès le premier soir.
D’abord le produit vaisselle. On n’avait pas compris ce qu’était le « kit cuisine » de la réservation : pas du produit ménager, mais un torchon, une éponge et une tablette lave-vaisselle. Course express à la supérette pour du liquide vaisselle.
Depuis, on prend le kit et on sait à quoi s’attendre.
Ensuite le grill. On pensait trouver un barbecue sur la terrasse, mais le charbon est interdit.
Maintenant, le petit grill électrique fait partie du matériel de base : une grillade sur la terrasse le soir, c’est devenu un de nos moments préférés.
Pour le reste, les cottages sont bien équipés : four, lave-vaisselle, aspirateur, mobilier extérieur. Un seul détail nous tient à cœur, le café : la Dolce Gusto fournie est correcte, mais on emporte notre petite Nespresso portable pour retrouver exactement le café de la maison.
Côté options payantes, l’expérience nous a appris lesquelles valent le coup. Serviettes de toilette et kit cuisine sont inclus en VIP, à ajouter en Comfort : transporter serviettes de toilette et serviettes de piscine fait des valises énormes, donc on paie sans hésiter.
Pareil pour le linge de lit : arriver avec les lits faits plutôt que de les faire après trois heures de route, ça se paie volontiers (inclus en Premium et VIP, en option sur le Comfort).
Notre checklist, après six séjours
Ce qu’on emporte à chaque fois après 6 séjours au center parcs, en plus des affaires de voyage classiques :
- Les trottinettes des enfants, pour circuler autour du Dôme et entre les zones.
- Des serviettes de bain type plage, réservées à l’Aqua Mundo (les serviettes du cottage restent pour la douche).
- Une petite machine à café portable et ses capsules, pour retrouver son café du matin.
- Un grill électrique, puisque le barbecue au charbon est interdit et qu’aucun grill n’est fourni.
- Une trousse pharmacie de base (sirop contre la toux, antidouleur) : il n’y a pas de pharmacie dans le parc.
Ce qu’on laisse à la maison, et que beaucoup transportent pour rien :
- Le papier toilette et le produit vaisselle, fournis ou disponibles à la supérette.
- Les serviettes de toilette, qu’on prend en option incluse plutôt que de surcharger la voiture (de toute façon, retour rime avec lessive).
Ce qu’on finit toujours par acheter sur place, faute d’y penser :
- Des casquettes. Deux fois qu’on oublie avant un après-midi pédalo, et deux fois que les enfants repartent avec une casquette au logo Center Parcs. Presque une tradition.
Une dernière chose, propre au trajet depuis Zürich : avec de jeunes enfants, on s’arrête systématiquement à l’aire des cigognes. On ne fait jamais la route d’une traite.

Julien tient minitrip.ch depuis la région de Zürich. Père de deux enfants, il partage ses séjours en Center Parcs Les Trois Forêts (plusieurs séjours ces 6 dernières années) et ses week-ends en Alsace. Pas un blog de voyage générique : des comptes rendus honnêtes, des conseils pratiques par profil de famille, et tout pensé depuis Zürich.
Indépendant et sans lien avec Center Parcs. Certains liens sont affiliés : si vous réservez via ces liens, nous pouvons recevoir une commission sans surcoût pour vous.
* Prix mentionnés purement indicatifs, basés sur notre propre expérience. Nous vous invitons à consulter le site officiel de Center Parcs pour avoir les prix actuels.

