Depuis Zürich, comptez environ quatre heures pour rejoindre Center Parcs Les Trois Forêts, pauses comprises.
Le GPS annonce plutôt trois heures, parfois 3h20, mais entre le passage de Bâle et les poids lourds sur l’autoroute alsacienne, on n’arrive jamais tout à fait dans les temps affichés.
Sur nos six trajets, en partant vers 11h, on se gare au parc entre 15h et 15h30.
Quatre heures, ça se réfléchit avant de réserver. Si vous hésitez encore avec un parc plus proche, l’Allgäu allemand est à deux heures seulement, on explique pourquoi on refait quand même la route vers Les Trois Forêts.
Cet article n’est pas un plan Google Maps de plus.
C’est l’itinéraire qu’on a fini par adopter après avoir testé les variantes, avec les deux réglages qui changent vraiment le trajet en famille : contourner Bâle, et éviter la route à lacets des derniers kilomètres.
On y ajoute notre arrêt rituel et ce qu’il faut savoir si vous roulez en électrique.
La route : Zürich–Hattigny
Le trajet se joue en deux temps, et il vaut la peine de les traiter séparément.
Au départ, on quitte Zürich en direction de Bâle, mais on sort à Rheinfelden pour passer côté allemand par Lörrach, avant de rejoindre l’A35 vers Strasbourg.
On évite ainsi de traverser Bâle, où la frontière se bouche vite, surtout le matin et en fin d’après-midi.
L’alternative existe : rester sur l’autoroute jusqu’à Bâle puis prendre l’A35, c’est plus direct, mais on subit le trafic de l’agglomération. Selon l’heure et le jour, on tranche sur le moment.
Une fois sur l’A35, la suite est simple :
- direction Strasbourg,
- puis l’A4,
- enfin la N4 vers la région de Sarrebourg, avant d’arriver à Hattigny.
C’est presque tout droit. Le seul point de friction est la portion entre Colmar et Mulhouse, une autoroute à deux voies très chargée en poids lourds. En semaine, un vendredi typiquement, quand les camions sont autorisés à circuler, le trafic y est plus dense que le week-end.
Côté frais, la vignette suisse à 40 CHF, on l’a déjà à l’année, donc on ne la compte pas dans le séjour.
La portion allemande est gratuite, et une bonne partie de l’A35 aussi. Le péage français, lui, dépend entièrement de la façon dont vous terminez le trajet, et c’est là que ça devient intéressant.
Notre conseil : le réglage du GPS
C’est le seul vrai piège de ce trajet, et il se joue sur les trente derniers kilomètres.
Laissé à lui-même, le GPS prend au plus court : 289 km depuis chez nous, en sortant à Obernai pour emprunter la D1420, une petite départementale qui traverse la forêt. Sur le papier, c’est l’itinéraire le plus rapide, et si personne n’est sensible en voiture, c’est un très bon choix, sans un seul péage.
Le problème, c’est que cette route grimpe en lacets serrés en pleine forêt. Les locaux la connaissent par cœur et roulent vite, ce qui pousse à enchaîner des virages secs. Notre Jack Russell ne l’a jamais supporté : on a dû s’arrêter plusieurs fois, et c’est ce qui nous a fait changer. Avec de jeunes enfants ou un chien à l’arrière, ce n’est pas la route qu’on veut faire en fin de trajet.
Ce qu’on fait maintenant : on force une étape par Sarrebourg dans le GPS.
Il suffit d’ajouter ce point d’arrêt dans Waze ou Google Maps, et l’itinéraire reste sur l’autoroute puis la N4, sans lacets. On rallonge à environ 328 km, soit une quarantaine de kilomètres de plus, et on paie les deux péages de l’A4 (4 €* puis 4,40 €*, soit 8,40 €*). En échange, on arrive au parc l’estomac tranquille, sans arrêt d’urgence en forêt.
| Route courte (D1420) | Route longue (Sarrebourg) | |
|---|---|---|
| Distance depuis Zürich | 289 km | 328 km |
| Péage | 0 €* | 8,40 €* (env. 7.75 CHF*) |
| Profil de route | lacets en forêt | autoroute + N4, sans virages |
| Recommandée pour | personne non sensible au mal des transports | jeunes enfants, chien, estomacs fragiles |
Pour nous, la sérénité vaut largement les 8,40 €* et les vingt minutes supplémentaires.
💡 Conseil pratique : que vous partiez avec Waze ou Google Maps, ne vous fiez pas au tracé par défaut. Ajoutez l’étape Sarrebourg avant de démarrer, sinon le GPS vous renverra systématiquement dans les lacets de la D1420.
L’aire des cigognes (A35)
Sur l’A35, entre Colmar et Sélestat, l’aire du Haut-Koenigsbourg est devenue notre arrêt standard, à l’aller comme au retour. Les enfants la connaissent, et demandent régulièrement à combien on est « de l’aire des cigognes ».
Les cigognes y sont vraiment en liberté. Ce n’est ni une volière ni un élevage : elles ont établi leur territoire là, avec des nids sur place, et l’habitude de côtoyer les gens et les voitures sans s’en soucier.
Les espaces verts sont assez vastes pour qu’elles aient de la place. En été, on en voit un peu moins, une partie ayant déjà migré vers le nord, mais il en reste toujours.

L’aire ne se résume pas aux oiseaux. On y trouve :
- un petit Leclerc pour les courses, les boissons ou les sandwichs,
- un point de restauration rapide,
- des tables en extérieur pour manger dehors quand il fait beau,
- des toilettes correctes et le gonflage des pneus,
- de quoi faire le plein comme recharger en électrique,
- et une vue dégagée sur le château du Haut-Koenigsbourg.
Pour nous, c’est la pause parfaite : vingt à trente minutes, et on repart requinqués.

Bornes de recharge pour voitures électriques
On roule en hybride, et sur ce trajet ça change tout.
Batterie pleine, on a une centaine de kilomètres d’autonomie électrique, de quoi tenir jusqu’à Bâle.
En pratique, dès qu’on entre l’itinéraire dans la voiture, elle gère elle-même le mélange électrique-essence et arrive à l’aire avec un fond de batterie.
On recharge une fois sur l’aire des cigognes, où les bornes sont très rapides, puis à nouveau au parc pour préparer le retour. Une charge à la maison, une sur l’aire, une au parc, et une dernière sur l’aire au retour : l’aller-retour ne nous coûte presque rien, malgré les 300 km.
Dans l’enceinte du parc, il y a des bornes, opérées par ENGIE.
Ce sont des bornes de recharge standard, pas des prises domestiques, sans câble intégré : il faut apporter le sien.


Leur nombre a beaucoup augmenté ces dernières années. Là où il n’y avait qu’un parking, on en compte aujourd’hui 46 selon le site officiel, à l’entrée comme à des points stratégiques du domaine.
Si vous partez en électrique pur sur les 300 km, ce n’est pas un obstacle.
L’aire du Haut-Koenigsbourg permet de recharger vite, avec des bornes de forte puissance, et ce n’est pas la seule sur le parcours.

Sur place, on a croisé beaucoup de véhicules électriques, des Tesla comme des Peugeot ou des Audi. En 2026, la question ne se pose plus vraiment.
⚠️ N’oubliez pas votre câble. Les bornes du parc n’en fournissent pas. C’est le genre d’oubli qui se prépare à la maison, avant de partir.
L’arrivée et le stationnement dans le parc
On arrive en général vers 16h, parce que les cottages ne sont de toute façon accessibles qu’à partir de cette heure.
Le check-in se fait par une entrée dédiée aux voitures, à ne pas confondre avec l’entrée principale. Quatre ou cinq personnes du parc vous accueillent, vous indiquent votre parking (ils sont nommés par lettre, le parking V par exemple) et vous remettent les bracelets.

Ce bracelet sert à tout pendant le séjour :
- il ouvre le cottage,
- il sécurise les casiers à l’Aqua Mundo,
- il fait office de moyen de paiement une fois chargé, au supermarché, aux restaurants ou à la supérette.
Ce n’est pas l’unique option : la carte bancaire et le cash sont acceptés partout, et un distributeur est même installé dans le Dôme. Le bracelet évite simplement de sortir son portefeuille à chaque glace ou activité.
On le rend dans une boîte prévue à cet effet au moment du départ.
Pour se garer, on entre dans l’enceinte par une route qui fait le tour du parc, puis on rejoint son parking.
On décharge d’abord la voiture sur des places temporaires proches du cottage, le temps d’amener les valises jusqu’à la porte, avant d’aller la stationner sur le parking attribué pour la durée du séjour.
La voiture reste accessible si vous voulez sortir en cours de séjour, mais le parc est pensé pour que ce ne soit pas nécessaire.
L’erreur classique, c’est d’arriver avant 16h en pensant pouvoir entrer.
On voit régulièrement des familles sortir les valises, tenter d’ouvrir avec le bracelet, et devoir tout recharger dans la voiture.
Si on arrive un peu en avance, voici ce qu’on fait : on laisse la voiture au parking principal, près du Dôme, on marche jusqu’au Cycle Center récupérer la voiturette de golf, et pendant que l’un ramène la voiturette, l’autre déplace la voiture.

On se retrouve au cottage. Une demi-heure environ, juste de quoi occuper l’attente jusqu’à 16h.
Une fois installé et la voiture garée, reste à savoir comment se déplacer dans le parc pendant tout le séjour.

Julien tient minitrip.ch depuis la région de Zürich. Père de deux enfants, il partage ses séjours en Center Parcs Les Trois Forêts (plusieurs séjours ces 6 dernières années) et ses week-ends en Alsace. Pas un blog de voyage générique : des comptes rendus honnêtes, des conseils pratiques par profil de famille, et tout pensé depuis Zürich.
Indépendant et sans lien avec Center Parcs. Certains liens sont affiliés : si vous réservez via ces liens, nous pouvons recevoir une commission sans surcoût pour vous.
* Prix mentionnés purement indicatifs, basés sur notre propre expérience. Nous vous invitons à consulter le site officiel de Center Parcs pour avoir les prix actuels.

