Six séjours en sept ans à Center Parcs Les Trois Forêts (au départ de Zürich).
À ce stade, ce n’est plus une découverte qu’on raconte, c’est une habitude qu’on assume. Et c’est justement ce qui nous semblait manquer quand on cherchait des avis avant nos premiers séjours : presque tout ce qu’on lisait s’arrêtait à une première visite.
Or ce qui change d’une fois à l’autre, les enfants qui grandissent, les cottages qui sont rénovés, ça ne se voit pas en un séjour.
Voici notre bilan, après six fois là-bas en famille.
Six séjours, notre bilan
Tout a commencé à l’été 2020. On cherchait une destination à moins de trois heures de Zürich, dans un contexte où voyager loin n’avait rien d’évident et où beaucoup de choses étaient fermées (Restrictions COVID).
Center Parcs, qu’on connaissait surtout de nom, cochait toutes les cases : un endroit clos, des activités sur place, et tout compris. On a réservé un cottage thématisé Animaux de la forêt, nos enfants avaient trois et neuf ans. Ils ont adoré, nous aussi, et c’est ce premier séjour qui a tout déclenché.
On y est retournés l’année suivante, cette fois dans un cottage VIP. C’est là qu’on a découvert le sauna et la douche à l’italienne, et qu’on a validé pour de bon qu’on aimait l’endroit. Le troisième séjour, on a voulu retester un univers thématisé avec Contes du royaume, et son lit princesse qui a beaucoup marqué notre fille.
Le quatrième, on est venus à trois générations, avec les grands-parents, dans un VIP six personnes : assez de chambres et de salles de bain pour que chacun garde son intimité.
Puis une année sans Center Parcs, parce qu’on est partis dans le sud de la France.
On y est revenus l’an dernier, à Pâques, dans un Premium nouveau design. Un séjour de printemps, les pelouses fleuries, les arbres qui reverdissaient, et surtout un grand beau temps qui nous a permis de nous baigner dans la piscine extérieure chauffée alors qu’il faisait à peine plus de vingt degrés. Les enfants en parlent encore.
En un coup d’œil, nos six séjours :
| Séjour | Saison | Avec qui | Cottage |
|---|---|---|---|
| 1er | Été 2020 | Notre famille (4) | Thématisé Animaux de la forêt |
| 2e | L’année suivante | Notre famille (4) | VIP |
| 3e | Année d’après | Notre famille (4) | Thématisé Contes du royaume |
| 4e | Trois générations | + grands-parents (6) | VIP 6 personnes |
| 5e | Pâques, l’an dernier | Notre famille (4) | Premium nouveau design |
| 6e | Juin 2026 | + grands-parents et cousin (9) | VIP nouveau design 10 personnes |
Aucun de ces six séjours n’a été décevant. Ils ont tous été différents, par la saison, par les personnes qui nous accompagnaient, par le type de cottage, et surtout par l’âge des enfants.
Passer le parc à trois ans avec un gilet de natation et le repasser à neuf ans quand on fait les toboggans tout seul, ce n’est plus le même endroit.
C’est vrai dans tout le parc, mais surtout à l’Aqua Mundo, dont on détaille chaque bassin âge par âge.
À chaque fois, c’est un parc un peu neuf. Au fil des ans, on ne s’est jamais lassés.
Côté évolution, on a vu deux ou trois nouveautés apparaître chaque année, comme l’accrobranche qui n’existait pas à nos débuts.
Certains restaurants ont connu des hauts et des bas, une année la pizzeria était en dessous, mais le niveau est remonté depuis.
Le vrai changement, c’est la rénovation progressive des cottages. On a eu la chance d’en tester plusieurs en version nouveau design, et le standard est nettement meilleur. Pour le reste, l’infrastructure n’a pas bougé en profondeur, et c’est un avantage : on sait ce qu’on obtient avant de réserver, c’est devenu une valeur sûre.
Ce qui nous convainc à chaque fois
S’il y a une chose qui tient sur les six séjours, c’est qu’on n’est jamais à la merci de la météo. C’est une vraie force du parc.
Quand il pleut, le cottage avec son feu de cheminée devient un cocon, et surtout l'Aqua Mundo ne dépend de rien : c’est couvert, il y fait plus de trente degrés, et on peut y passer l’après-midi sans regarder le ciel.
La plupart des restaurants ont des espaces intérieurs, la ferme est en partie couverte, l’aire de jeux intérieure est immense.
Sur quatre jours, on a parfois une journée de pluie, et elle n’a jamais gâché un séjour. Seules les activités extérieures comme l’accrobranche tournent au ralenti quand il fait mauvais, mais il reste tellement à faire que ça ne se sent pas.
On n’a jamais fait le parc en hiver sous la neige. Pour nous qui sommes en Suisse, la neige et la raclette, c’est un peu « le sport national », et on préfère la vivre ici.
Mais pour une famille qui part d’une grande ville, se retrouver au chaud dans un cottage avec la neige dehors et une fondue sur la table, je comprends très bien que ce soit une belle idée.
Au fil des années, certains moments reviennent, et c’est devenu une partie du plaisir :
- Le pédalo tous les quatre.
- La balade en poney que notre fille réclame à chaque fois.
- Le dîner au Lodge, pour s’offrir une vraie bonne table entre adultes.
- La rivière sauvage de l’Aqua Mundo, qu’on enchaîne cinq ou six fois d’affilée sans s’en lasser.
- La balade en forêt, une heure ou deux tous ensemble, notre fils à vélo et, quand notre fille était petite, dans une de ces charrettes tout-terrain qu’on loue sur place.

💡 Notre rituel préféré. Le tour du parc à la voiturette après le dîner, à la tombée de la nuit, pour essayer d’apercevoir les animaux en lisière de forêt. C’est ce que les enfants attendent le plus.
Est-ce que le parc fait mieux qu’autre chose à trois heures de Zürich ?
Honnêtement, non, pas une chose en particulier.
Il y a d’autres belles destinations dans ce rayon. Ce que Les Trois Forêts a pour nous, c’est qu’on n’a aucune question à se poser : on sait qu’on ne sera pas déçus.
La combinaison du parc, des restaurants et de la voiturette suffit à remplir quatre jours sans effort, et nos enfants y pratiquent le français, ce qui compte pour moi vu mes racines. Ce n’est pas la seule façon dont on voyage, loin de là, mais c’est notre valeur sûre, l’endroit où on décroche vraiment.
Et si votre vraie question, c’est quel Center Parcs choisir depuis la Suisse, on compare Les Trois Forêts aux parcs les plus proches, l’Allgäu allemand compris.
Ce qui nous a parfois gênés
Soyons honnêtes, trois frictions reviennent d’un séjour à l’autre :
- L’attente aux heures de pointe à l’Aqua Mundo. On patiente parfois un bon moment au pied des toboggans. C’est le jeu dans un parc de cette taille, et ils valent l’attente, mais il faut le savoir.
- La queue aux restaurants sans réservation. À la pizzeria ou au fast-food, comptez vingt à trente minutes à l’heure du dîner.
- Le buffet. On a fini par l’éviter : pas mauvais, mais un rapport qualité-prix qui nous a toujours laissés sur notre faim, et ce n’est ni ce qu’on cherche ni ce qui plaît le plus aux enfants.
Rien de rédhibitoire là-dedans. On préfère sans hésiter la crêperie, la pizzeria, ou le Lodge quand on veut une vraie belle table. Le buffet est le seul endroit qu’on ne recommanderait pas spontanément, le reste tient vraiment la route.
Sur la question de payer la commodité : oui, mais à un seul endroit, la petite supérette du parc.
Les prix y sont un peu plus élevés qu’au supermarché à une vingtaine de minute de route (Hattigny), c’est normal, on paie de pouvoir poser ses courses directement au cottage.
Les restaurants, en revanche, ne nous ont jamais donné cette impression. Les crêpes sont bonnes, le Lodge est gastronomique, et la pizzeria, hormis une année plus faible, est au rendez-vous.
Il reste un restaurant qu’on n’a jamais testé, le Cocoon Bistrot. La raison est simple : il est entièrement en intérieur, sans terrasse, et on vient toujours avec notre chien.
On préfère l’emmener avec nous plutôt que de le laisser seul au cottage, donc on s’est rabattus chaque fois sur les adresses avec terrasse.
Le lieu a changé de concept récemment, c’est aujourd’hui un bistrot là où c’était une table plutôt orientée grillades.
Quant aux brochures, elles collent à la réalité. Sur tout ce qu’on a vu et fait, les cottages, l’Aqua Mundo, les activités, on n’a jamais eu le sentiment d’un décalage entre la promesse et le terrain. On n’a évidemment pas testé les cinquante activités, mais sur notre périmètre, rien de survendu.
Enfin, il y a ce qu’on se dit chaque année et qu’on ne fait jamais : prendre les vélos depuis la maison, faire les courses avant d’arriver, cuisiner plus souvent au cottage, aller voir les environs.
À chaque fois, la commodité l’emporte. Pourquoi monter un porte-vélos et rouler trois cents kilomètres quand on loue un vélo sur place et qu’on a la voiturette ?
Pourquoi sortir explorer alors que quatre jours passent déjà très vite dans le parc ?
La seule habitude que j’ai vraiment prise, c’est le jogging dans le parc, depuis que je m’y suis remis. Le parcours est superbe, bien vallonné, il faut un minimum de jambes, mais c’est devenu un de mes moments à moi.
Pour quelles familles, et pour lesquelles moins
La grande force du parc, c’est que presque chaque type de famille y trouve son compte. Mais s’il faut être honnête sur une nuance : avec un bébé ou un tout-petit qui ne marche pas encore, ce n’est pas là que le parc donne le meilleur de lui-même.
Tout est pourtant prévu, lits bébé, chaises hautes dans les restaurants, tables à langer, pataugeoire à l’Aqua Mundo, et la ferme avec ses animaux fait toujours son effet.
On voit des familles avec poussette, et ça se fait. Mais le parc est vallonné, l’essentiel des infrastructures s’adresse à des enfants qui marchent déjà, et c’est le profil qui en profite le moins. Possible, oui ; idéal, pas vraiment.
Le cœur de cible : des enfants de 3 à 15 ans. En dessous, le parc reste praticable, mais c’est le profil qui en profite le moins.
Dans cette tranche d’âge, tout le monde s’y retrouve sans effort :
- Les petits ont les aires de jeux, la ferme, la pataugeoire.
- Les plus grands filent seuls dans l’Aqua Mundo, au bowling, au karaoké le soir.
- Les ados ont ZE Place, tout un espace intérieur avec jeux vidéo et activités, pensé pour eux.
C’est cette modularité qui fait qu’on peut venir à deux, à quatre, avec les grands-parents ou avec des amis : chacun cale son rythme.
Le parc n’est d’ailleurs pas réservé aux familles. Un couple ou même des retraités peuvent y passer un très bon week-end : un cottage VIP avec sauna, le wellness, les restaurants, les balades en forêt et à vélo. La nature et le calme suffisent à en faire un séjour, sans enfants à occuper.
Mais ce qui nous plaît le plus, c’est de pouvoir y revenir chaque année et de redécouvrir le parc à mesure que les enfants grandissent.
Ils gagnent en autonomie. Notre aîné fait les grands toboggans tout seul, alors qu’aux débuts je devais m’occuper des deux de près en permanence.
C’est un peu un cadeau qu’on leur refait chaque année, et qui nous en offre un à nous au passage : avec ma femme, on retrouve nos moments. Un café en terrasse, puis elle au wellness pendant que je suis avec les enfants à la rivière sauvage. On trouve un équilibre qu’on a rarement ailleurs, et c’est devenu notre rendez-vous. On explique comment souffler côté parents dans un article à part.

Est-ce qu’on réserverait à nouveau ?
La question ne se pose même pas : c’est déjà fait.
On y est retourné en juin, et pour la première fois à neuf, avec trois familles, les grands-parents, les cousins.
Le principe est là : chaque année, on en discute en famille, on regarde si les enfants ont encore envie, et chaque année on rebooke. On y va un peu à tâtons, sans jamais se forcer, et à chaque retour ça colle.
Est-ce que ça vaut le coup par rapport à une semaine au bord du lac ou dans les Alpes ? À mon sens, ce n’est pas comparable.
Quatre jours à Center Parcs coûtent bien moins qu’une semaine en altitude, et surtout on ne parle pas du tout du même type de vacances. Center Parcs, c’est une parenthèse à part : on le conseille souvent aux familles qui aiment les activités dans l’eau, celles qui vont aussi à Europa-Park, parce qu’on sait qu’elles y passeront un super moment. La modularité fait le reste, que vous ayez un enfant ou trois, que vous partiez à deux ou avec les grands-parents.
Pour ceux qui partent de Zürich, trois heures de route ce n’est pas grand-chose, mais quelques détails valent le coup :
- Évitez les départs aux heures de pointe. Bâle se bouche vite, et on y perd facilement une heure. Nous, on part vers onze heures ou midi, sachant que les cottages ne sont de toute façon accessibles que l’après-midi.
- Prévoyez un arrêt recharge et déjeuner en chemin. On arrive ainsi tranquillement vers quinze ou seize heures. Comptez trois heures sans arrêt, trois heures et demie avec la pause.
- Contournez Bâle par l’Allemagne si nécessaire, selon le trafic, à voir avec le GPS sur le moment.
- Méfiez-vous de la route que propose le GPS sur les derniers kilomètres. Il choisit presque toujours la plus courte, celle qui traverse la forêt : magnifique, mais pleine de lacets, et pas idéale avec des enfants sensibles au mal des transports ou un chien à l’arrière. On prend une route alternative un peu plus longue qui évite les virages, et ça change tout.
On détaille l’itinéraire complet, virages compris, dans notre article sur le trajet depuis Zürich.
Referions-nous quelque chose différemment pour ce tout premier séjour ? Très peu, en réalité, et c’est sans doute pour ça qu’on est restés fidèles. Dès la première fois, on avait pris un cottage qui nous plaisait vraiment et réservé la voiturette de golf, sans chercher à économiser sur l’essentiel.
⚠️ Notre seul vrai conseil. Ne prenez pas un cottage excentré sans aucun moyen de locomotion. Sur la carte, les distances paraissent courtes, deux cents, trois cents, quatre cents mètres. Sur place, le dénivelé change tout, et l’idée de rentrer au cottage ou d’aller faire les courses à pied finit par peser. C’est probablement là que se joue la différence entre une première expérience mitigée et la nôtre.
Avec la voiturette dès le départ, on n’a jamais eu ce problème.

Julien tient minitrip.ch depuis la région de Zürich. Père de deux enfants, il partage ses séjours en Center Parcs Les Trois Forêts (plusieurs séjours ces 6 dernières années) et ses week-ends en Alsace. Pas un blog de voyage générique : des comptes rendus honnêtes, des conseils pratiques par profil de famille, et tout pensé depuis Zürich.
Indépendant et sans lien avec Center Parcs. Certains liens sont affiliés : si vous réservez via ces liens, nous pouvons recevoir une commission sans surcoût pour vous.
* Prix mentionnés purement indicatifs, basés sur notre propre expérience. Nous vous invitons à consulter le site officiel de Center Parcs pour avoir les prix actuels.


